« Nous, asiodescendant·es : Rassemblement national, vous n’aurez pas nos voix ! »

En mars 2017, un ressortissant chinois, Liu Shaoyao est décédé suite à l’intervention de la police dans son appartement à Paris. À la suite de cette violence policière, dont la justice a reconnu l’État coupable d’une « faute grave » en 2022, des rassemblements de soutien des communautés asiatiques se sont organisés dans les jours qui ont suivi. Florian Philippot, à l’époque vice-président du Front national, déclarait : « Pourquoi parler de Chinois alors qu’ils sont manifestement Français et fiers de l’être ? », réactivant les vieux fantasmes sur les diasporas asiatiques érigées malgré elles comme minorités modèles, comme « un exemple d’intégration réussie ».

Travailleuse, discrète, docile… tels sont les stéréotypes véhiculés sur les communautés asiatiques.

Travailleuse, discrète, docile… tels sont les stéréotypes véhiculés sur les communautés asiatiques, stéréotypes qui trouvent leurs ressorts dans un imaginaire colonial. Par ces clichés dits « positifs », les diasporas asiatiques semblent échapper aux discours racistes et xénophobes déversés continuellement par l’extrême droite et ses alliés médiatico-politiques, qui visent principalement les personnes perçues comme noires, arabes et musulmanes.


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Pire, l’extrême droite instille des divisions au sein des communautés asiatiques, pour les monter contre d’autres minorités raciales (au sens social). L’objectif est clair : diviser pour mieux régner. Lors des élections municipales de 2020, Jean-Michel Dubois, candidat RN dans le 13e arrondissement de Paris, un quartier comportant d’importantes communautés asiatiques, déclare durant sa campagne : « Comme si l’insécurité…

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Auteur: Collectif