« Nous, psychologues, professeur·es et étudiant·es en psychologie, refusons que notre discipline soit instrumentalisée à des fins transphobes »

La proposition de loi des Républicains récemment déposée au Sénat se propose d’« encadrer les pratiques mises en œuvre dans la prise en charge des mineurs en questionnement de genre », en interdisant toute transition médicale des mineur·es trans (bloqueurs d’hormones, hormones de remplacement et opération), mais également toute transition sociale au profit d’une approche centrée sur des « soins psychiques ». Le projet de loi menace également d’une amende de 30 000 euros et de deux ans d’emprisonnement tous·tes les professionnel·les de santé qui mettraient en place de tels soins.

Quelques médecins et psychologues servent de caution scientifique à cette proposition de loi réactionnaire. Avant le dépôt de la proposition de loi, un rapport sur « la transidentification des mineurs » a été publié par un groupe de sénateurs Républicains. Celui-ci s’appuie sur 67 spécialistes auditionné·es… pour la plupart membres d’un large réseau antitrans international. Au moins une dizaine représente l’Observatoire de la petite sirène, association issue de La manif pour tous qui fait du lobbying contre les droits de personnes trans auprès de médecins et d’élu·es.


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Cette association revendique « une approche psychothérapeutique qui soutient la personne dans l’acceptation de son sexe biologique comme le traitement de première intention le plus adapté aux jeunes qui présentent des souffrances liées au genre », autrement dit défend les thérapies de conversion comme traitement de première intention pour les personnes trans. Le rapport des Républicains comporte pour sa part un appel à remettre en question le droit de…

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Auteur: Collectif