Quel est le rôle d’un média, dix ans après les plus importants attentats terroristes de l’histoire récente en France ? Raconter. Faire entendre, faire voir la douleur, les victimes visibles et les invisibles, les oublié·es. Documenter, pour éviter l’oubli. Interroger les responsabilités, enquêter. Faire mémoire, rendre hommage. Tout cela : sûrement. Mais récupérer le drame à des fins politiques, sûrement pas. Sûrement pas, répandre la haine. Sûrement pas, détourner les yeux de l’horreur ou la minimiser. C’est pourtant ce que l’on trouve dans certaines séquences médiatiques, indignes, en cette semaine de commémoration.
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Indigne, Geoffroy Lejeune, du JDD, sur CNews, qui crache sur le travail mémoriel et lâche, rejoignant l’analyse de l’éditorial : « Finalement la seule promesse qu’on aura tenu de l’époque, c’est « vous n’aurez pas ma haine ». (…) Est-ce que les islamistes rasent les murs dans notre pays aujourd’hui ? Non pas du tout, ils ouvrent des écoles, vont dans des émissions parfois, ils continuent leurs discours sur Internet, ne sont pas spécialement inquiétés… ».
Indigne Yoann Usai, « journaliste politique sur CNews » qui répond, aussi peu précisément que son collègue : « Ils sont à l’Assemblée nationale, ils appellent à l’intifada dans les rues de Paris ». Absolument indigne, le « directeur éditorial » de Frontières, qui tweete que des militants « ont rendu hommage aux victimes du Bataclan place du Trocadéro à Paris », alors que lesdits militants hurlent… « Islam hors d’Europe ».
Indigne, le Parisien, qui publie cette question, en tweet : « Vers un « apaisement social » entre Salah…
Auteur: Alizée Vincent

