10 raisons de ne pas avoir peur du Nouveau Front populaire

Ni Marx ni Lénine. Plutôt Keynes. Voilà comment on pourrait résumer le programme économique du Nouveau Front populaire (NFP) : un programme classique de relance économique par la dépense publique. Autrement dit, une relance basée sur la demande. En rien une révolution anticapitaliste.

1. Le Smic à 1 600 euros

Une hausse du salaire minimum de 14 % pour le porter à 1 600 euros net apparaît, sur le papier, comme un objectif ambitieux. Toutefois, en comparaison de nos voisins européens, cette hausse ne serait pas extraordinaire. Ainsi, le 1er avril, le Royaume-Uni a augmenté de 10 % son salaire minimum, dont le montant dépasse désormais le Smic français. Même mouvement outre-Rhin, où le salaire minimum a récemment été relevé de 15 %, l’Allemagne devenant le deuxième pays de l’Union européenne avec le plus haut salaire minimum, derrière le Luxembourg. Deux pays comparables à l’Hexagone, qui sont plus connus pour leur politique libérale que pour leur supposé bolchevisme.


Sur le même sujet : Accusé d’incompétence économique, le Nouveau Front populaire sort les chiffres

Surtout, « ces hausses ailleurs en Europe ont bien montré qu’elles n’entraînaient pas de destructions massives d’emploi », assure Christine Erhel, économiste du travail au Conservatoire national des arts et métiers et directrice du Centre d’études de l’emploi et du travail. Une réalité qui va à l’encontre des arguments macronistes affirmant qu’une telle augmentation du Smic supprimerait des dizaines – voire des centaines – de milliers d’emplois. Pour rassurer le patronat, les deux ex-députés Boris Vallaud et Éric Coquerel ont même assuré que le NFP aidera les petites entreprises qui auraient des difficultés de…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Vanina Delmas