Châteauneuf-sur-Isère, (Drôme)
Sous les platanes et la chaleur encore estivale, les Amfis 2025, université d’été de La France insoumise (LFI), ont déployé leurs tentes comme un petit village éphémère. Plus de 5 000 personnes, venues de toute la France, ont convergé vers les rives du lac d’Aiguille à Châteauneuf-sur-Isère, près de Valence, du 21 au 24 août. Sous les tentes bondées, dans les files d’attente pour manger, partout, des discussions sur le « budget de guerre de Bayrou », la Palestine, les municipales et la grève générale.
Pour le parti, la ligne est claire : Mélenchon l’a répété vendredi 22 août, lors de son « moment politique » : « C’est l’heure d’appuyer sur la mobilisation sociale pour élargir le front politique et bloquer le pays » contre la « purge sociale » du gouvernement Bayrou, accusé de « s’attaquer aux salaires, aux pensions, aux chômeurs, à la sécurité sociale », a-t-il déclaré.
« Financer la bifurcation écologique et sociale »
Inspiré, le coordinateur du mouvement, Manuel Bompard, a rebaptisé le Premier ministre « François l’embrouille », raillant son podcast vidéo et le jugeant « plus doué pour entuber que pour youtuber » devant une assemblée pliée en deux. Dans un pays où « 650 000 personnes ont basculé dans la pauvreté en 2023 », il a appelé à « créer l’argent nécessaire pour financer la bifurcation écologique et sociale, des investissements inédits depuis la Seconde Guerre mondiale ». L’insoumission revendique sa détermination : faire tomber Bayrou dans la rue, et préparer la relève dans les urnes.
« Les mobilisations de la rentrée se résument à une date : le 10 septembre », balance Gaëtan Lecoq, délégué CGT d’Arcelor Mittal au micro de la scène flottante. Cadres du parti et représentants syndicaux ont défilé sur la scène amarrée aux rives du plan d’eau bleu lagon pour…
Auteur: Laure Noualhat

