Quelques heures après l’annonce du départ de François Bayrou mais avec 24 heures d’avance sur le reste de la France, un blocage de rocade a eu lieu ce mardi 9 septembre à Bordeaux.
Nous avons reçu ce communiqué accompagné de quelques images. Il s’agissait, selon les responsables, de « mettre un peu de confettis dans ce mardi. »
Vous étiez où ce matin ? On ne vous a pas vus ! Ah c’était demain ? On s’est trompé.es de jour, désolé.es, on pensait être déjà demain. Merde, aujourd’hui c’est lundi, vendredi ou dimanche ? Ça faisait trop longtemps qu’on comptait les dodos jusqu’à vous retrouver. Il est bientôt 6 du matin quand Bordeaux se voit coupée en deux par quelques dizaines de personnes, décidées à agir dès à présent. Nous sommes allé.es, armé.es de pneux, de gilets, de triangles, de feux de détresse, bloquer la route du trafic ; une partie d’entre nous, tout au nord de la rocade, proche du lac, à Bruges ; les autres plein sud, aux environs de Gradignan.
Bloqués dans les bouchons ? Quittez cette ville, si vous n’aviez pas envie d’aller travailler, rentrez chez vous, c’est là notre invitation. Puis, rejoignez vos amis, amours, bandes organisées, conspirez, et venez allumer la mèche ! On essaye de gratter une journée de repos générale pour se retrouver demain matin, en pleine forme.
Sous les klaxons d’encouragement et les quelques hourras audibles à 90km/h, le premier radar du mouvement a été repeint, en même temps qu’on étalait des pneux en travers des voies, le soleil n’était pas encore levé que les flux de voitures étaient à l’arrêt. En arrêtant le trafic en direction de Paris d’une part et de l’Espagne de l’autre ; nous avons tenté de ralentir la ville pour quelques instants. On a voulu répondre à un appel, « Bloquons tout », on espère le voir déborder. A l’instar des GJs, on a voulu montrer que les manifestations syndicales ne suffisent pas et sont toujours trop policées. C’est dans leur…
Auteur: dev


