(english version below)
Pour le 10 septembre, il y a des appels nationaux à bloquer la france, cesser de faire fonctionner la machine. Ca fait plaisir de voir que les gens ont la rage et veulent se coordonner à une échelle aussi grande, en dehors des partis et des syndicats pour une partie, même si il semble que des syndicats se sont empressés de se rallier au premier mot d’ordre autonome.
Les raisons individuelles qui motivent les gens sont certainement diverses mais il ressort parfois du racisme (les travailleurs français seraient sacrifiés et tout serait donné aux “autres”), de la non-violence (assumée, options offensives pas toujours envisagées…) et de la solidarité de “classe” creuse (visibilisation de la fermeture d’easy jet à l’aéroport de toulouse-blagnac et des personnes se retrouvant sans travail, sans critique de l’industrie aéronautique).
Pointer des catégories sociales minorisées comme responsables des défaillances est dégueulasse et sert juste de punching ball, et les tyrans de ce monde s’en frottent les mains.
Grêves et blocages peuvent être des moyens efficaces de gripper la machine mais dans quel but ? Demander quelques concessions avant de rappuyer sur le bouton d’allumage ? Ou dégrader cette même machine dans l’optique de la faire tomber ?
Je me fous du support de la CGT industrie chimique, je n’ai aucune empathie pour easy jet (entreprise aéronautique) ou pour d’autres entreprises toxiques qui ferment ou délocalisent, car elles nécessitent trop de minerais volés au prix du sang, exploitent, financent des guerres physiques, économiques, favorisent la disparition de la biodiversité…. Mais j’ai de l’empathie pour les gens qui se retrouvent sur le carreau sans manière de subvenir à leurs besoins, oui. Même si on peut diverger sur nos idées. Il faut arrêter d’alimenter de faux besoins et notre propre souffrance, celle de la terre et des autres êtres, au nom d’un travail…
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