Avec un petit groupe de guérilleros, Fidel est parvenu à mobiliser les masses larges populaires contre le régime du dictateur Batista.
À l’époque, Cuba était une néocolonie des États-Unis : un paradis pour la mafia, la prostitution et les jeux d’argent, où la production de sucre (principale source de richesse du pays) était entre les mains de multinationales américaines. Le 1er janvier 1959, le peuple cubain est parvenu à renverser ce régime.
Sous la direction de Fidel, Cuba a construit une société socialiste qui a réalisé d’importantes avancées sur le plan humain. Les terres ont été redistribuées des grands propriétaires terriens vers les paysans pauvres. L’électricité, la production de sucre, le pétrole, les télécommunications et d’autres secteurs clés ont été retirés des mains des multinationales américaines et mis au service du peuple.
Cuba a éradiqué l’analphabétisme, comme très peu de pays du continent latino-américain, rendu l’enseignement entièrement gratuit et développé un système de santé gratuit et de qualité. La mortalité infantile a fortement diminué et l’espérance de vie a augmenté.
Malgré toutes les insuffisances et l’énorme pression extérieure, ces réalisations restent impressionnantes, surtout lorsqu’on les compare à celles d’autres pays pauvres confrontés à des conditions similaires.
De la révolution cubaine à la solidarité internationale
Fidel Castro était plus qu’un chef d’État. Il fut l’un des architectes de la lutte pour la justice dans le Sud global, et portait l’internationalisme dans son cœur. Fidel fut l’un des principaux dirigeants du Mouvement des non-alignés, qui depuis les années 1950, rassemble des pays du tiers-monde autour de leur droit à la souveraineté.
Cuba a soutenu les luttes de libération anticoloniales dans de nombreux pays comme le Congo, l’Algérie ou l’Angola, non seulement par des paroles, mais aussi par des actes. Des…
Auteur:
