Alors que la colère gronde et que la sécheresse fait des ravages, l’État et l’agro-industrie s’acharnent à polluer et privatiser l’eau. Les chantiers de méga-bassines sont le symbole d’une mal-adaptation au changement climatique, d’un techno-solutionnisme illusoire et en réalité mortifère. Nous le savons, nous allons vivre un été infernal. Tous les signaux sont au rouge : sécheresse hivernale, nappes phréatiques au plus bas, feux de forêts précoces, rivières en péril, Pyrénées-Orientales déjà en alerte.
Le « plan eau » annoncé en grande pompe par le gouvernement ne résoudra rien. Il ne s’attaque pas à la question cruciale de l’usage et du partage de l’eau. Il ne priorise pas l’eau vitale sur l’eau économique. L’eau pour l’agriculture paysanne, l’eau des rivières et des milieux doivent primer sur l’eau de l’agro-business et l’eau industrielle. Le plan eau impose des restrictions injustes au plus grand nombre sans limiter la surconsommation du complexe agro-industriel, ni celle des riches. Or l’eau est notre plus précieux bien commun.
Face aux dizaines de milliers de personnes dans la rue pour la défense des droits sociaux et dans les champs pour la défense de l’eau, l’Etat mutile sans vergogne… Après avoir tiré à vue sur toute forme d’opposition, il proclame « 100 jours d’apaisement ».
Mais s’il peut mettre des milliers de flics dans un chantier de bassine à Sainte Soline ou devant le conseil constitutionnel, il est incapable de protéger tout ce qui nous assèche !
Alors, nous nous donnons 100 jours du 13 juin au 21 septembre pour cibler directement les institutions, les entreprises et les infrastructures qui accaparent et empoisonnent l’eau. Cela commencera par enquêter localement pour identifier des cibles :
1 – les institutions complices d’écocide : agences de l’eau, conseils régionaux,…
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Auteur: dev

