11 chercheurs du Giec épinglés pour leurs liens avec l'Arabie saoudite et le pétrolier Aramco

Onze chercheurs participant au groupe 3 du Giec — en charge de l’atténuation du changement climatique — ont des conflits d’intérêts liés à l’Arabie saoudite et la compagnie pétrolière saoudienne Aramco. C’est ce que révèle une enquête de l’Humanité, du Guardian et trois autres médias européens, parue lundi 21 septembre.

Par exemple, Mustafa Babiker est salarié de Saudi Aramco depuis 2006. Diego Armando Moya-Pinta, lui, depuis 2022. Ou encore, cinq de ces chercheurs sont liés au King Abdullah Petroleum Studies and Research Center (KAPSARC), centre de recherche financé et présidé par le ministre saoudien de l’Énergie.

Or, rappelle l’Humanité, Aramco est la « première compagnie pétrolière mondiale, [et] aussi la plus polluante de l’histoire. Elle joue un rôle majeur dans les émissions mondiales de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique. »

Contacté, le Giec a indiqué qu’il n’avait pas identifié de conflits d’intérêts et que « les affiliations professionnelles ne constituent pas, à elles seules, un conflit d’intérêts et que les situations signalées ont pu être résolues », écrit le journal. Qui s’émeut de cette réponse : « De telles situations soulèvent des questions majeures quant à l’indépendance et la crédibilité du Giec, ainsi que sur sa volonté de lutter réellement contre les conflits d’intérêts en son sein. »

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