Il y a 107 ans jour pour jour s’achevait la plus effroyable boucherie que l’Europe avait alors jamais connue, la première guerre mondiale.
4 années de conflit, 10 millions de morts, 40 millions de blessés, et d’innombrables mutilations atroces. Des hommes défigurés, invalides, traumatisés : une génération entière sacrifiée. 11 départements français et 3000 communes dévastées par les combats. Sur des kilomètres, la désolation, des trous d’obus, de la terre, des tranchées, du sang.
La Première Guerre Mondiale est une boucherie industrielle. 1 milliard d’obus tirés. Les premiers gaz militaires et les premiers avions de guerre expérimentés. Les soldats sont précipités dans un massacre mécanique, sans commune mesure avec les conflits précédents.
Comme toujours en France, on trouve aux commandes, au gouvernement comme à la tête de l’armée, des fous dangereux. Des généraux aussi incompétents qu’avides de sang envoient à la mort des hommes par dizaines de milliers. En 1917, le «généralissime» Nivelle sacrifie 350.000 soldats en quelques jours pour un résultat inexistant. Le général Joffre, qui a donné son nom à tant de rues et de places en France, préconise une technique aussi désuète que terrifiante : la «furia française» ou «offensive à outrance». Le principe est simple : envoyer en masse les fantassins équipés de baïonnettes face aux obus et aux mitrailleuses allemandes. Les soldats n’ont aucune protection, vêtus de tenues bleues et rouges en tissus. Résultat : plusieurs centaines de milliers de morts en quelques jours dès le début de la guerre. Joffre et Nivelle ne répondront jamais de leurs crimes. Par contre, ceux qui refusaient d’aller à la mort ont été fusillés pour l’exemple.
La guerre des tranchées, ce sont aussi plusieurs centaines de milliers de civils hommes, femmes et enfants qui meurent de famine à l’arrière, alors que les gouvernements…
Auteur: B

