Fini l’étendue de glace à perte de vue à l’abri de la pollution humaine. Une étude publiée dans la revue Nature Sustainability le 20 août alerte sur les activités humaines en Antarctique, le continent normalement le plus préservé de la planète.
S’il y a vingt ans, ils étaient 20 000 touristes à visiter chaque année le continent austral, ils sont désormais 120 000. « L’augmentation de la présence humaine en Antarctique suscite des préoccupations concernant les polluants issus de la combustion des véhicules, notamment les particules contenant du chrome, du nickel, du cuivre, du zinc et du plomb », précise l’étude. Des particules qui participent à l’accélération de la fonte des glaces.
Ce ne sont pas les seuls effets observés par les scientifiques de l’étude. La masse de touristes perturbe aussi la faune, amène des déchets et dégrade les sols. Des espèces invasives peuvent être aussi transportées par les touristes et déséquilibrer tout un écosystème. « Un seul touriste peut contribuer à accélérer la fonte d’environ 100 tonnes de neige », explique à l’Agence France-Presse Raul Cordero, scientifique de l’université de Groningue aux Pays-Bas et coauteur de l’étude.
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