Contexte
La tension est grande ici. L’Etat veut à tout prix imposer son projet au service du capitalisme vert industriel, et le Jura n’en veut pas !
Si vous n’êtes pas au courant, voilà treize ans que Geo-Energie Suisse appuyé par la Confédération planifient le projet de « géothermie pétrothermale profonde par fracturation hydraulique » (santé !) sur le site de Haute-Sorne, là où il y a sonper (tiens, ça rappelle un truc, non ? Big up aux Buriennexs). Un petit détour par leur site web et on se rend rapidement compte que bon nombre d’autres lieux sont visés… à condition que ça marche à Haute-Sorne…
C’est donc un projet pilote. Au bon plaisir. Mais un projet qui va bon train, à coup de millions injectés, de terres bétonnées, de sol calcaire fragilisé, de « plateforme officielle de dialogue et de transparence » mon cul et de securitas embauchés H24 pour surveiller un trou.
Si vous voulez plus d’arguments tangibles sur pourquoi c’est une fuite en avant monumentale, vous pouvez lire la brochure « Ni ici, ni ailleurs ».
(https://rnvrs.co/analyses/article/ni-ici-ni-ailleurs-de-la-lutte-locale-contre-la-geothermie-profonde-a-la-4555)
De l’eau, de l’eau jaillit le feu
Cette année, la question des ressources en eau est au centre de la rencontre. A plusieurs égards, le projet de géothermie profonde est un désastre ; risques de pollution des nappes phréatiques, rejets d’eaux contaminées et accaparement de ressources. Sujet important et brûlant d’autant plus qu’une demande de prélèvement d’eau dans le ruisseau proche, le Tabeillon, est actuellement en cours (non merci !) ; et qu’ils envisagent même de palier le manque en se servant dans le réseau d’eau potable.
Camping Paradise
Treize ans de projet imposé et treize ans que la lutte des locaux s’intensifie. Le camping est un lieu qui mêle les sphères militantes écologistes et technocritiques et les organisations locales actives…
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