Depuis l’extension nationale du mouvement lycéen parti de Saint-Denis fin septembre, les lycées professionnels sont en pointe de la lutte des jeunes. Pour l’acte V de la mobilisation, ce mardi 13 octobre, Le Poing est allé discuter avec des élèves de Mendès France et du lycée hôtelier Georges Frêche, avant de visiter le blocus installé devant le lycée polyvalent Mermoz.
L’aube de ce mardi 13 octobre se lève sur le lycée professionnel Mendès France, où sont proposées des formations dans l’automobile, la mécanique, la logistique, l’électricité ou encore le commerce. Le Poing a décidé de venir voir si, après plusieurs jours consécutifs de mobilisation, ce lycée professionnel tout prêt d’Odysseum allait reconduire.
Au matin de l’acte V de la mobilisation lycéenne, et maintenant étudiante, sous la lumière naissante de ce début de journée, l’imposant et austère portail en métal marquant l’entrée donne un aspect presque carcéral au bâtiment. Assez vite, on comprend que la mâtinée va être calme à Mendès France. Une dizaine de profs et membres de l’administration encadrent les entrées d’élèves. On se décide à aller discuter des événements en cours avec quelques élèves, qui pour la plupart s’apprête à rentrer en cours.
À Mendès France, soutien au mouvement et débats sur ses méthodes
« Y’a pleins de choses qui vont pas dans l’Éducation Nationale. », entame Nathan*. « Le manque de profs. Ici c’est pas trop dégradé les locaux, mais dans la plupart des lycées à Montpellier oui. » Dylan*, qui comme Nathan* soutient le mouvement lycéen, et y a participé sur une journée, fait le même constat. « En classe il y a des volets qui ferment pas. », ajoute-t-il.
Auteur: Julien Servent
