14 janvier : première étape de mobilisation pour l'abrogation de la loi Darmanin

Fin 2023, l’alliance entre le gouvernement et les Républicains, soutenue par les élu.es du Rassemblement National a abouti à une loi xénophobe, sans doute la plus dure contre les personnes étrangères adoptée depuis des décennies. La haine de l’égalité qui imprègne cette loi fait de la menace pour l’ordre public l’argument premier pour supprimer les quelques droits qui étaient encore garantis aux migrants, et installe l’idée, martelée depuis des arènes par l’extrême droite et la droite dite « républicaine », que les migrants seraient nécessairement des délinquants en puissance. L’arbitraire, déjà largement mise en œuvre par les préfectures, va se renforcer puisque les préfets vont désormais disposer d’encore plus de pouvoirs pour refuser ou retirer le droit au séjour et pour éloigner les étranger.es jugé.es indésirables.

Le Conseil Constitutionnel doit statuer sur l’incompatibilité de certains articles de cette loi avec la constitution française, mais le gouvernement est allé tellement loin que la logique xénophobe d’ensemble demeurera, même si les aspects les plus répressifs sont supprimés par le Conseil constitutionnel. C’est donc bien l’ensemble de la loi qui doit être abrogé.

Attac, aux côtés de plus de 400 collectifs, associations, syndicats et partis politiques appelle à manifester le dimanche 14 janvier pour demander l’abrogation de la loi Asile & Immigration. Des manifestations sont déjà prévues sur tout le territoire, notamment dans toutes les grandes villes (Paris, Marseille, Lyon, St Étienne, Rennes, Grenoble, Bordeaux, Montpellier, Brest…).
Une seconde manifestation aura lieu le 21 janvier, à l’appel de 201 personnalités dont la porte-parole d’Attac France, Youlie Yamamoto, qui devra donner encore plus d’ampleur à la mobilisation, après les manifestations du 14 décembre. D’ici là, sur nos lieux de travail, d’études, de vie, continuons à mobiliser et à…

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Auteur: Collectif