La journée a commencé par le meurtre de l’élue démocrate Melissa Hortman et de son mari par un homme s’étant fait passer pour un policier. L’homme a aussi blessé un membre du Sénat du Minnesota et a été arrêté le lendemain. Une liste d’élu·es démocrates et de cliniques pratiquant l’IVG a été retrouvée dans sa voiture. Le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, a dénoncé un « acte délibéré de violence politique ».
Le reste de la journée a montré un tableau très contrasté. D’un côté, une parade militaire à 45 millions de dollars pour fêter les 250 ans de l’armée américaine, où Donald Trump – qui fêtait aussi son 79e anniversaire – a prononcé un discours devant des gradins partiellement remplis. De l’autre, des millions d’États-Unien·nes dans les rues de plus de 2 000 villes, réuni·es sous le slogan : « No Kings ».Ils et elles dénonçaient les dérives autoritaires du président, après une semaine de répression des manifestations à Los Angeles.
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Une dérive autoritaire qui s’était déjà manifestée jeudi 12 juin. Le sénateur démocrate Alex Padilla a été plaqué au sol puis menotté. Il avait interpellé la secrétaire à la Sécurité intérieure des États-Unis, Kristi Noem, sur la politique migratoire de Trump lors d’une conférence de presse. Il a commenté par la suite : « Ce qui s’est passé [le 12 juin] faisait partie d’un effort bien plus vaste visant à faire taire tous ceux qui osent remettre en question ce que fait l’administration Trump. »
Auteur: Politis

