A grand renfort de chiffres, de graphiques, de projections économiques, Marine Le Pen s’est livrée ce mardi pendant trois quarts d’heure à une démonstration de ce que serait sa politique économique si elle arrivait au pouvoir. L’exercice prévu de longue date a tout de même été percuté par les écrits antisémites attribués à Jordan Bardella par Mediapart, obligé de répondre à nouveau.
Au-delà de tenter d’impulser de nouveaux thèmes dans la sphère médiatique, la présentation de cette trajectoire des finances publiques revêtait d’abord d’un enjeu de crédibilité pour celle qui se présente pour la quatrième fois à l’Elysée. « Quand on est un petit candidat, on est moins regardé là-dessus », admettait un de ses proches pour justifier les faiblesses programmatiques reprochées à la candidate du Rassemblement national lors des campagnes précédentes. Désormais, la donne a changé puisque Marine Le Pen est en tête des sondages après avoir échoué deux fois au deuxième tour en 2017 et 2022.
« Effort radical »
Ce matin, Marine Le Pen et Jordan Bardella se sont partagé le travail. A la candidate la présentation de la trajectoire économique sur cinq ans, au président du RN celle du budget. Pour le parti à la flamme, l’idée est de définitivement tourner la page des procès en incompétence. Si elle est élue présidente de la République, la députée du Pas-de-Calais ambitionne de réaliser 140 milliards…
Auteur: Stephane Duguet
