Le mouvement lycéen, qui a pris racine le 21 septembre à Créteil, en banlieue parisienne, et qui s’est étendu dans l’ensemble de la France, se poursuit pour la troisième semaine consécutive. A Lyon, Villeurbanne, Paris, Montpellier ou encore à Lille, les lycéens, mais aussi certains étudiants, bloquent leur établissement dans l’espoir d’obtenir des réponses satisfaisantes du gouvernement.
Des revendications qui se précisent
Rejoint par les syndicats d’enseignants, les parents d’élèves et les étudiants, le mouvement lycéen formule des exigences de plus en plus précises. Le 5 octobre, le syndicat l’Union Etudiante lançait une pétition intitulée « 10 mesures d’urgences pour la jeunesse ». Parmi ces mesures figurent un plan d’urgence pour rénover les établissements scolaires et universitaires, l’embauche massive de personnels éducatifs, de santé, d’accompagnement et d’orientation, la fin de la sélection via Parcoursup et mon Master, la revalorisation des bourses, le gel des loyers Crous ou encore la « fin de la répression et des violences policières contre le mouvement ». A ce jour, la pétition a recueilli 73 164 signatures.
Des annonces insatisfaisantes selon les syndicats
Les annonces d’Édouard Geffray, invité du 20 heures de TF1 hier, ne semblent pas avoir provoqué une véritable accalmie. L’arrivée de « 3 000 enseignants remplaçants » « entre vendredi et mardi » et l’augmentation du…
Auteur: Justine Molierac
