150.000 contre le racisme d’État

On nous répète que toute la population voudrait expulser les étrangers, la propagande de l’extrême droite est en boucle sur tous les plateaux télé, la chasse aux exilés est présentée par les gouvernement successifs comme une évidence et Macron reprend les idées et les mots du Front National.

Pourtant, ce 21 janvier, plus de 150.000 personnes étaient dans les rues contre le racisme d’État et la Loi Darmanin. Il reste un peuple qui résiste.

Des manifestations imposantes pour un dimanche, avec 5.000 manifestant-es à Nantes, 25.000 à Paris, 10.000 à Marseille, 6.000 à Lyon, des milliers dans de nombreuses villes moyennes et des rassemblements jusque dans les petites communes. Dans les cortèges, une présence remarquée de la jeunesse. Il y avait aussi des happening, comme des cartes d’identité brûlées à Nantes ou un empilement de valises à Saint-Nazaire.

Ce n’est pas encore un raz-de-marée, mais c’est une mobilisation conséquente dans un contexte où l’on pensait que la résignation avait gagné, après une année 2023 harassante sur le font des luttes.

Surtout, le mouvement est ascendant par rapport aux dernières dates en décembre : il y a plus de monde dans les rues, les mots d’ordres anti-racistes se diffusent, des lycéen-nes sont en lutte, des artistes utilisent leur talent pour protester comme en témoignent les caricatures de députés ayant voté la Loi Darmanin, placardées sur les murs… Cette mesure raciste ne passera pas comme une lettre à la poste.

Pour autant, nous sommes encore loin des grandes lutte de sans-papiers des années 1990 et 2000, et des immenses marches contre l’extrême droite en 2002. Il faut dire que depuis, les médias des milliardaires ont banalisé méthodiquement l’extrême droite et le racisme. Le mouvement reste donc à construire.

Le Conseil constitutionnel se prononcera le 25 janvier sur la Loi Immigration. L’occasion de redescendre dans la rue et de hausser le ton contre ce…

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Auteur: B