17 octobre 2026 : Et notre classe releva la tête

1 – Discussion en acte

Après un mois d’une lutte acharnée au sein du mouvement qui a pris dans les lycées en septembre 2026, les jeunes prolos les plus offensifs commençaient à être isolés face à la répression et la dissociation. Dans ce contexte la date du 17 octobre, qui circulait déjà comme un appel au retour des Gilets Jaunes, a sonné comme un appel à la classe : un appel à un grand mouvement fort, massif et déterminé à ne pas se laisser écraser par la répression. Un appel à ce que la classe relève la tête, prenne la rue et exprime sa force.

A cet appel, la classe en lutte a répondu présent. Défiant les tenants de l’ordre, posant une importante offensivité, elle a fait un doigt d’honneur à l’ordre bourgeois et exprimé en acte sa prise de parti pour la radicalité de la lutte. Les plus jeunes prolos doivent être tellement satisfaits de pouvoir trouver là la force de continuer à tenir tête à tout les tenants de l’ordre : CPE, flics, patrons, prêtres en tout genre, grands-frères, profs, éducs et parents.

Cette date du 17 a été un moment pour se constituer comme force. C’est un début. Et ça fait du bien. Il s’agissait déjà, pour la classe en mouvement, de se compter, d’éprouver la force dont elle est capable et de poser en acte la question de son orientation dans la période.

2 – Lutte dans la lutte

Il y a eu une lutte dans la lutte ce 17 octobre. Une lutte entre la tendance « manifestation-revendication-réforme » liée à la gauche et une tendance plus autonome, plus offensive, qui porte la proposition de l’attaque directe des institutions de l’Etat et de la marchandise. Une lutte entre les tendances qui portent le discours de dissociation d’avec les violences et les pillages, et les tendances qui poussent à la radicalisation, l’offensivité et la prise au tas. Cette lutte s’est faite par des discussions, des engueulades, et parfois des coups. Mais très vite il s’est avéré que…

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Auteur: IAATA