17 octobre : comment Macron tente de pourrir la manifestation

Emmanuel Macron s’invite dans la gestion de la mobilisation lycéenne, mais derrière ses annonces sur l’école, c’est surtout la peur d’une extension de la révolte qui semble guider le pouvoir. Alors que le président exige de revoir les établissements, les emplois du temps et Parcoursup, son interventionnisme agace jusqu’à l’exécutif, après dix ans de politiques qui ont fragilisé le lycée public. Avec Sébastien Lecornu et Laurent Nuñez, le gouvernement mise sur la fermeté. Violences policières, jeunes mutilés, milliers de gardes à vue dont une majorité de mineurs : la répression s’intensifie, tandis que le pouvoir tente de discréditer le mouvement et de le réduire à une manipulation de LFI. Dans les médias, le discours officiel sur une police protectrice côtoie des consignes de sévérité dénoncées jusque dans les rangs policiers. Car l’inquiétude de Macron est ailleurs : voir les lycéens rejoints par les étudiants, les enseignants, les soignants ou les agriculteurs. Alors que la solidarité s’étend et que de nouveaux blocus apparaissent, le pouvoir cherche à étouffer la contestation avant qu’elle ne fasse tache d’huile. Dernière provocation en date : la réautorisation des grenades assourdissantes pour les manifestations.

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Auteur: Le Média