Les lycéens mobilisés depuis un mois sont appelés à une « convergence des luttes » demain, samedi 17 octobre. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, s’est alors exprimé ce matin sur franceinfo sur ces manifestations prévues. Il a annoncé que l’usage des grenades assourdissantes, qui avait été suspendu 10 jours auparavant, serait autorisé aux forces de l’ordre lors des mobilisations de demain. En effet, à la veille de l’acte III des mobilisations lycéennes, le 5 octobre, un adolescent âgé de 15 ans a eu la main arrachée à cause d’une grenade policière. Deux jours plus tard, Laurent Nuñez avait déclaré la suspension de ce type de grenade « uniquement pour le mouvement lycéen, le temps de comprendre ce qu’il s’est passé », avait-il précisé.
« Les policiers et les gendarmes doivent pouvoir utiliser l’ensemble des armes intermédiaires à leur disposition »
« On a identifié environ 250 appels à des actions de voie publique et on s’attend à environ 80 cortèges, qui doivent normalement être déclarés », explique le ministre de l’Intérieur ce matin. « Pour le moment, on a un peu plus d’une quarantaine de déclarations à la préfecture. C’est extrêmement important pour pouvoir organiser ces manifestations », précise-t-il.
Il craint toutefois des débordements. Selon lui, « l’ultragauche en fin de cortège provoque des dégradations et essaie de faire dégénérer ces…
Auteur: Chiara Carbonnet
