17 octobre : La commission d’enquête se lance malgré les magouilles de la Macronie

Yaël Braun-Pivet n’a pas eu gain de cause. La présidente de l’Assemblée s’est personnellement impliquée cette semaine pour tenter de torpiller la commission d’enquête sur les violences commises le 17 octobre, lors de la première manifestation lycéenne. En vain. Les travaux de l’instance devraient démarrer la semaine prochaine, ont appris Le Média et Le Parisien hier.

Pourtant, sur le papier, la commission est déjà enregistrée au Journal officiel depuis plusieurs jours. C’est la commission des lois de l’Assemblée qui s’est attribué les pouvoirs d’une commission d’enquête, comme le permet le règlement de l’institution. Les postes ont même été attribués le 21 octobre. Trois corapporteurs ont été désignés (au lieu de deux habituellement) : Agnès Firmin-Le Bodo (Horizons, le parti d’Édouard Philippe), Roger Vicot (un socialiste du Nord) et Pouria Amirshahi (Les Écologistes, élu à Paris).

La présidence de la commission revient donc au macroniste Vincent Caure, l’ancien conseiller en réseaux sociaux d’Emmanuel Macron. C’est lui qui avait été le premier à repérer la vidéo d’Alexandre Benalla sur les réseaux sociaux, le 2 mai 2018, après les violences commises par son sulfureux collègue lors de la manifestation du 1er mai à Paris.  

Pressions de Marine Le Pen sur Yaël Braun-Pivet

Sauf que la composition retenue par les députés va à l’encontre d’un « deal » convenu en conférence des présidents, visant à répartir les trois postes entre « le bloc central », l’extrême droite et la gauche. De quoi pousser le RN à se poser en victime. Selon nos information, Marine Le Pen s’en est plainte auprès de Yaël Braun-Pivet.

La députée Horizons Agnès Firmin-Le Bodo, initialement nommée co-rapporteure, a claqué la porte ce vendredi 30 octobre, à cause de l’absence du RN. Auprès du Média, l’élue, proche d’Édouard Philippe, assume sa position : « Le RN est le plus grand…

La suite est à lire sur: www.lemediatv.fr
Auteur: Le Média