la diaspora kanak et ses soutiens manifestent en silence pour marquer les 171 ans de la colonisation de la Kanaky par la France. (« Le Poing »)
Ce mardi 24 septembre, la diaspora kanak montpelliéraine et ses soutiens ont manifesté en silence pour marquer les 171 ans de la colonisation de la Kanaky par la France. Ils demandent l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie, le rejet définitif du projet de dégel électoral et la libération de leurs prisonniers politiques
“Le 24 septembre 1853, la France prenait le pouvoir par la force en Kanaky”, scande Trésor, calédonien de Montpellier très impliqué dans les manifestations de soutien à la Kanaky depuis mai dernier, sur la Place de la Comédie. “En 2004, le pouvoir a rebaptisé ce jour la fête de la citoyenneté, mais nous sommes toujours un pays colonisé. Aujourd’hui, nous sommes là pour marquer ensemble cette date et demander l’indépendance.” Dans l’assistance, kanak montpelliérains et militants politiques locaux (NPA, Révolution Permanente, soutiens à la Palestine…), écoutent attentivement.
“On nous arraché notre humanité ce jour-là”, poursuit Daniel, un autre militant de la cause kanak. “On nous a enfermé dans des réserves jusqu’au milieu du XXe siècle. La réalité coloniale existe toujours : à Saint-Louis [nom d’une localité proche de Nouméa et également le nom donné à une tribu, ndlr], il faut encore montrer sa carte d’identité pour rentrer et sortir du village”, souffle-t-il.
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Alors que la manifestation démarre en silence, pour “commémorer les morts de la répression” [deux hommes ont été tués par balles par la police dans la nuit du 17 au 18 septembre à Saint-Louis, portant à 13 le nombre de morts depuis le soulèvement de mai dernier contre le dégel du corps électoral, ndlr], Daniel poursuit…
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Auteur: Elian Barascud

