Un membre du gouvernement israélien a déclaré à la télévision « Nous sommes en train de préparer la Nakba de Gaza ». Ce commentaire s’inscrit dans le droit fil des documents divulgués par les services de renseignement israéliens, révélant que le gouvernement envisage l’expulsion permanente de la population palestinienne d’une grande partie de la bande de Gaza sous couvert d’une évacuation « humanitaire » en temps de guerre. Un nouveau nettoyage ethnique comparable à la Nakba de 1948.
En Cisjordanie, des colons israéliens armés distribuent des tracts avertissant les Palestinien·nes de l’imminence de cette nouvelle Nakba ; aidés par l’armée et encouragés par le gouvernement d’extrême-droite, leurs violentes attaquent se multiplient. Près de 200 Palestinien·nes ont été tué·es et plus de 2’000 Palestinien·nes ont été arrêté·es et incarcéré·es ces dernières semaines.
Biden s’est contenté d’appeler à une « action moins intrusive » de la part des forces israéliennes sur-armées par les États-Unis. Alors que les hôpitaux de Gaza subissent des bombardements incessants, Biden dit que « l’hôpital Al Shifa doit être protégé ». Mais cet hôpital, le plus important de Gaza, a été touché à plusieurs reprises, faisant de nombreux mort·es et blessé·es ; actuellement l’armée israélienne occupe l’hôpital et y mène sa guerre.
Pendant ce temps les gouvernements occidentaux continuent à ergoter pour une « trêve » ou une « pause », mais pas de cessez-le-feu car, comme l’a répété Ignazio Cassis, « Israël a le droit de se défendre ».
Toutefois, les mobilisations mondiales opposées à ce génocide en cours s’accentuent et l’opinion publique internationale continue d’évoluer. Le 9 novembre, les avocat·es de victimes palestiniennes ont déposé une dénonciation auprès de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye. Les avocat·es ont affirmé que les…
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