Générations Futures dénonce un texte qui sacrifie la transition agroécologique de l’agriculture au profit d’une fuite en avant productiviste.
Générations Futures a pris connaissance du projet de loi d’urgence présenté par le Gouvernement et de l’étude d’impact dévoilée le 31 mars par Contexte. Si le texte affiche une ambition de « souveraineté alimentaire », il confirme en réalité, dans la lignée des précédents textes soutenus par le Gouvernement, une orientation productiviste et exportatrice de l’agriculture qui affaiblit les protections environnementales existantes et manque cruellement de garde-fous écologiques.
Ce texte traduit bien la vision du Gouvernement en matière de “souveraineté alimentaire”, vision qui ne cherche pas à renforcer la résilience des exploitations agricoles face aux chocs économiques et climatiques ou bien l’autonomie alimentaire du pays.
Titre Ier – Une labellisation qui accélère l’agriculture industrielle
Le Titre Ier crée des comités de pilotage régionaux chargés de labelliser des « projets d’avenir agricole » issus des Conférences de la souveraineté alimentaire. Ces projets (filières poulet avec 220 nouveaux bâtiments d’élevage par an, transformation de blé dur, engraissement bovin, fruits et légumes) bénéficieront d’un accompagnement prioritaire en matière de financement et de procédures administratives. Pour Générations Futures, ce dispositif, tel que présenté dans le projet de loi, va privilégier des modèles qui reposent prioritairement sur l’usage d’intrants de synthèse (pesticides, engrais, antibiotiques) au détriment de l’agroécologie et du bio, à peine mentionnés. La labellisation risque de servir de « passe-droit » à des projets sans aucune conditionnalité environnementale (réduction obligatoire des pesticides, préservation de la biodiversité).
Titre II – Des mesures miroirs bienvenues mais…
Auteur: nadine

