Plus 300 000 personnes ont manifesté en France à l’appel de la CGT, Solidaires, FSU et les organisations de jeunesse (Fage, Unef, Union étudiante et USL). «Contre l’extrême droite, pour la paix, les libertés et la justice sociale», les 260 cortèges qui se sont élancés dans toute la France et ont soudé tous les combats du moment, avec comme dénominateur commun la question des salaires et des retraites. Les syndicats ont dénombré 4000 manifestants à Rennes, 15 000 à Marseille, 10 000 à Toulouse ou 5000 à Nantes. Avec 300 000 personnes dans la rue cette année, la mobilisation est en hausse par rapport à l’an dernier, où 210 000 manifestants avaient été recensés.
À Paris où 100 0000 ont défilés et Lyon, (10 000 personnes), l’antifascisme, l’antiracisme et la solidarité avec la Palestine se sont intégrés aux mots d’ordre. La veille, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a annoncé engager une procédure de dissolution contre collectif antifasciste de la Jeune Garde et Urgence Palestine. « Je pense qu’il y a une erreur stratégique de Bruno Retailleau, il n’a pas compris qu’en s’attaquant à la Jeune garde on s’attaque à tout notre camp, déclare Raphaël Arnault, porte-parole de la Jeune garde et député insoumis. On n’a jamais été seuls depuis le départ. On a construit les manifestations de A à Z avec les syndicats et notamment la CGT, Solidaires, des partis politiques comme LFI et le parti communiste, avec des associations écologistes, pour la Palestine… On est un bloc antifasciste.», poursuit-il. Dans la capitale, un rassemblement à la mémoire d’Aboubakar Cissé était organisé quelques heures avant le départ de la manifestation. Ce jeune malien de 23 ans a été tué au couteau parce que musulman, dans la mosquée de la Grand-Combe le 25 avril. À Narbonne, où le Rassemblement national a organisé son meeting du 1er mai, plus de 3000 personnes se sont mobilisées pour une…
Auteur: Simon Mauvieux
