L’annonce était attendue à quinze jours du 1er mai. Après avoir enterré un projet de loi élargissant le travail le 1er mai, craignant la censure de la gauche, Sébastien Lecornu a jeté, vendredi, les bases d’un nouveau texte, « plus cadré » et surtout moins explosif. Fini les exceptions à rallonge, l’idée est de « se concentrer avec bon sens et pragmatisme sur les seuls boulangers et fleuristes artisanaux », avait-il promis aux sénateurs mercredi.
Ce sont donc les salariés de ces deux types de commerce, uniquement s’ils sont « artisanaux et indépendants », qui pourront travailler dès « ce 1er mai », a-t-il confirmé ce vendredi. Le travail ne sera autorisé que sur la base du volontariat et moyennant un doublement de la paye. Jusque-là, seul le patron et des membres non-salariés de sa famille pouvaient tenir boutique le 1er mai, unique jour chômé inscrit dans la loi.
Pas de contrôles cette année
Ces dispositions vont être intégrées dans un projet de loi de « sécurisation ». Il devrait rapidement être présenté en conseil des ministres, avant un parcours législatif que le Premier ministre espère moins tumultueux avec ce périmètre resserré.
En attendant son adoption, et pour que la promesse du Premier ministre soit effective dès ce 1er mai, « une instruction sera donnée à l’ensemble des services de l’État pour sécuriser » le travail des boulangers et fleuristes, a assuré Sébastien Lecornu. En clair :…
Auteur: Christian Mouly

