1er-Mai, fête du Travail ? Nos 4 livres à savourer pour célébrer la paresse

Le 1er-Mai, on célébrera officiellement la fête du Travail. Et si nous célébrions plutôt la paresse, et ses vertus anticapitalistes ? Le « camarade Soleil », comme disait Jacques Prévert, en serait sûrement content : la paresse, ce moment où l’on ne produit rien d’utile, c’est bon pour la Terre, qui aime qu’on la laisse un peu en paix. Dans un parc, un jardin, où vous voudrez, rendons hommage à ces femmes et hommes qui risquèrent leur vie — certaines et certains la perdirent — dans la grande bataille pour la journée de travail de huit heures, depuis un 1er mai de 1889.

Leur volonté n’était pas de fêter le travail contraint (celui que l’on fait pour gagner sa vie), mais de faire reconnaître le temps libre comme un droit. Pour elles, pour eux, pour leurs enfants embringués très jeunes dans les usines, le 1er-Mai, c’était la Journée des travailleurs et des travailleuses. C’est le gouvernement collaborationniste du maréchal Pétain qui en fit, en 1941, la « fête du Travail et de la concorde sociale ». De tradition productiviste, le gouvernement de gauche au pouvoir à la Libération en fit la « fête du Travail », chômée et payée. Cette appellation officielle a été conservée jusqu’à ce jour.

Pourtant, depuis le Moyen Âge, les fabliaux, carnavals des fous, satires et autres éloges de l’oisiveté n’ont pas manqué d’audace pour déjouer l’anathème de l’Église catholique, qui fit de la paresse, à la Renaissance, un péché capital. Comme la lenteur, l’oisiveté, inclues dans le même champ symbolique, la paresse détournerait le pécheur de l’œuvre de Dieu, et du travail qui est censé la faire fructifier.

Le premier devoir, c’est celui du bonheur

Pour déjouer l’emprise de cette condamnation, toute une dissidence à l’idéologie du travail contraint s’est développée dans les livres, les arts, le militantisme, de la Renaissance à aujourd’hui. Elle connut…

La suite est à lire sur: reporterre.net
Auteur: Catherine Marin

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com