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Qui a le droit de travailler aujourd’hui ?
Le Code du travail dispose que le 1er mai est un jour « férié et chômé ». Les salariés touchent une indemnité de leur employeur équivalente au salaire qu’ils auraient touché s’ils avaient travaillé.
« C’est vraiment le seul jour férié qui est quasi chômé par tout le monde », souligne l’avocate du cabinet Capstan Camille Sparfel à l’AFP.
Toutefois, le Code du travail prévoit que « dans les établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail, les salariés occupés le 1er mai ont droit, en plus du salaire correspondant au travail accompli, à une indemnité égale au montant de ce salaire », à la charge de l’employeur.
Hôpitaux, hôtels ou encore usines dont les machines tournent en continu et ne peuvent pas être arrêtées sous 24 heures entrent dans le champ de cette dérogation, mais la législation ne cite pas les secteurs concernés, précise Me Sparfel.
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Une tolérance pour les boulangers et fleuristes ?
Une position ministérielle, confirmée par Martine Aubry en 1986 alors qu’elle était directrice des relations du travail au ministère du Travail, indiquait que certains secteurs qui avaient le droit de déroger pour leurs salariés à la règle du repos dominical, comme la boulangerie, pouvaient aussi les faire travailler le 1er mai.
Une décision contredite par la Cour de cassation. Elle a tranché en 2006 contre l’idée…
Auteur: Caroline Deschamps

