Ce bulletin est édité par l’Assemblée Anti-Carcérale Paname & Environs, qui se réunit mensuellement. Les prochaines assemblées seront le 19 juillet à 14h à la Bourse du Travail d’Aubervilliers et le 30 août. Pour contribuer, témoigner, nous raconter des choses, être tenu·e au courant des nouvelles de l’assemblée ou y participer, il est possible d’envoyer un mail à l’adresse suivante : paname-anticarcerale @ riseup.net
La prison est – et sera – toujours l’un des symbole les plus éloquents de la puissance de l’État, de sa capacité à réprimer, enfermer et isoler l’ensemble des individu·es qui menacent son existence. La prison est au centre même de l’appareil colonial qui constitue l’État français : elle sert à mater et punir les révoltes des colonies comme récemment en Kanaky, Guadeloupe ou Martinique, à intensifier le tri aux frontières comme à Mayotte, et à tracer des frontières intérieures en incarcérant massivement les populations racisées, colonisées et les plus pauvres. Une des prouesse des États dits « démocratiques », est d’avoir réussi à faire de la notion d’enfermement un impensé pour toute une partie de la population. Une situation si lointaine que l’on ne prend même pas la peine de l’envisager, alors que c’est pourtant le quotidien de beaucoup de personnes…
Rompre l’isolement des/avec les détenu·es est alors devenu rapidement pour les mouvements anticarcéraux un moyen d’affaiblir l’appareil carcéral et l’État colonial. En exposant la voix des personnes enfermé·es, on se donne le moyen de penser « la prison » (son fonctionnement, ses outils, etc.), mais aussi de la rendre moins « extérieure à nos vies ». Attaquer les lieux d’incarcération – par les mots, la solidarité, le feu ou la bombe – c’est alors s’attaquer à ses outils privilégiés.
L’Assemblée Anticarcérale Paris & Environs a pour vocation d’être un espace…
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