C’était il y a très exactement vingt ans. Une large majorité de Français s’opposait à la ratification du traité établissant une Constitution pour l’Europe. Consultés par référendum le 29 mai 2005, les Français ont été 54,67 % à dire non au traité constitutionnel européen.
Au terme de plusieurs mois d’une campagne intense et vive, qui a fracturé plusieurs partis politiques, la victoire du non ne semblait être que la seule issue possible dans les dernières semaines. Le débat sur le traité constitutionnel a notamment été télescopé par de nombreux autres sujets, comme la directive Bolkestein sur les services, la polémique sur le « plombier polonais » ou encore l’ouverture de négociations entre la Turquie et l’UE, pour une éventuelle intégration. Les instituts de sondage avaient anticipé l’issue de la campagne à partir de la mi-mars, date à laquelle les deux courbes se sont croisées. La victoire des opposants au traité constitutionnel a en revanche surpris par son ampleur. La participation a en effet été massive, avec plus de 7 Français sur 10 qui se sont rendus dans les urnes. Plus de 2,6 millions de voix séparaient les deux réponses dans cette consultation référendaire. Et le refus du texte s’est imposé dans 84 départements.
Une campagne qui a fait voler en éclat les clivages traditionnels
Alors que de nombreux États européens ont décidé de passer par une ratification parlementaire, Jacques Chirac fait le choix…
Auteur: Rédaction Public Sénat

