Depuis sa création, le dispositif a permis de retrouver 38 enfants. L’alerte enlèvement qui célèbre son vingtième anniversaire samedi 28 février a été imaginée en France par Pierre Bellanger, le fondateur et dirigeant de Skyrock, après avoir découvert l’existence de « l’alerte Amber » utilisée aux États-Unis et au Canada.
Le dispositif d’alerte américain tire son origine du meurtre de la jeune Amber Hagerman, enlevée et assassinée en 1996 aux États-Unis. Mis en place la même année, il correspond également à l’acronyme « America’s Missing : Broadcast Emergency Response » (« Disparition en Amérique : réponse de diffusion d’urgence »). Lorsqu’il est déclenché, le message d’alerte est relayé à la radio, à la télévision, sur les panneaux autoroutiers et peut aussi être envoyé par SMS aux personnes inscrites au dispositif.
Pierre Bellanger imagine alors de créer son équivalent français. En 2004, il rencontre Nicole Guedj, alors secrétaire d’État aux droits des victimes, pour lui présenter son projet. Si la proposition est alors immédiatement prise au sérieux, la mise en place du dispositif se fait attendre. C’est finalement l’année suivante, en 2005, que la députée Valérie Pécresse reprend le dossier après de nombreuses relances faites par Pierre Bellanger.
Lors de l’enlèvement de la petite Aurélia en novembre 2005, le ministre de la justice de l’époque Pascal Clément utilise le dispositif à titre expérimental en diffusant le portrait-robot du ravisseur. La fillette âgée de 6 ans est retrouvée une trentaine d’heures plus tard. Le dispositif ayant montré son efficacité, le ministre signe le 28 février 2006 une convention destinée à pérenniser ce système en France.
40 000 disparitions signalées chaque année
Le déclenchement de l’alerte repose sur quatre conditions : l’enlèvement doit être confirmé, la victime doit être…
Auteur: Camille Sciauvaud

