Vingt ans se sont écoulé. Avec ce recul, on ne peut pas soutenir que le rejet du traité constitutionnel européen que Politis a ardemment défendu était une erreur. Bien au contraire. Quand la quasi-totalité des médias appelaient à voter « oui », nous avons toutes les raisons d’être satisfaits de la manière dont nous avons fait vivre le débat à contre-courant de la pensée dominante. Pour y avoir pris une grande part, j’en garde le souvenir d’une période exaltante, qui reste comme un de mes meilleurs souvenirs professionnels.
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Il est de bon ton de prétendre que les Français, qui ont très majoritairement (54,67 %) voté « non », auraient moins répondu à la question soumise à référendum par Jacques Chirac qu’ils n’ont voulu sanctionner ce Président élu par défaut en 2002. Cette petite chanson rassure tous les eurobéats qui invitaient les électeurs à se prononcer sans même prendre connaissance du texte du traité.
Parce que « l’Europe c’est la paix », « l’Europe sera plus solidaire et plus sociale », « plus démocratique » aussi, elle permettra de « protéger l’environnement », etc. Que n’a-t-on pas entendu comme bêtises pour forcer la main des citoyens. Nombre d’entre elles ont été « fact-checkées » – comme on ne disait pas encore alors – par la rédaction.
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Car nous avons constamment pris le parti de nous en tenir à l’examen du texte proposé. Nous avions suivi les différentes étapes de son élaboration par une Convention pour l’avenir de…
Auteur: Michel Soudais

