Tandis que le gouvernement Bayrou ne cesse de crier à la faillite et à la nécessité d’installer l’austérité budgétaire sur le pays (et donc sur nos services publics), aucun de ses membres ne s’émeut cependant du premier poste de dépense de la France : celui des aides aux entreprises privées. Avec 200 milliards d’euros, il représente près d’un tiers des finances de la nation. Offertes sans contrepartie, ces aides permettent surtout aux groupes les plus puissants de s’enrichir toujours plus.
La droite aura beau stigmatiser les fonctionnaires, prétendre que l’État débourse trop pour les services publics, elle ne pourra rien face à la réalité des chiffres. Si la France est trop généreuse, ce n’est pas avec les classes moyennes et populaires, mais bien à l’égard des grandes entreprises qui ne cessent de ponctionner le budget grâce à de multiples cadeaux mis en place par les divers gouvernements libéraux.
Non, les entreprises publiques n’ont rien à voir dans l’affaire
Avant de rentrer dans le vif du sujet, il convient de commencer par bien déterminer de quoi l’on parle. Les 200 milliards dont il est question, et qui représentent, rappelons-le, 30 % du budget de la France, concernent exclusivement des sociétés privées.
Pourtant, un article du think tank ultralibéral IFRAP titrait : Aides aux entreprises : 81,4 % des subventions d’État vont aux entreprises publiques. Or, comme le texte le reconnaît lui-même, ces subventions atteignent 20,67 milliards d’euros et sont destinées à alimenter des organisations d’utilité collective dans des secteurs aussi cruciaux que l’énergie, le transport, la recherche ou la transition écologique.
Le titre du document joue volontairement la carte de la confusion car ces sommes sont 10 fois moins élevées que les dispositifs mis en place exclusivement pour les entreprises privées, à hauteur de 200 milliards par an, comme le confirme un groupe de chercheurs…
Auteur: Mr M.

