Le premier de ces projets décriés vise à produire du bioéthanol, le second des biocarburants pour l’aviation. Dans les deux cas, le bois constitue la majeure partie de la matière première.
Ces deux projets bénéficient du soutien de l’État. Le 9 juin 2026, la préfecture des Pyrénées-Atlantiques a autorisé le projet NACRE. Moins d’un mois plus tard, le 6 juillet, le projet E-CHO a été déclaré « d’intérêt national majeur ».
Des élus locaux opposés aux projets
Si l’État favorise la réalisation de ces projets, ceux-ci suscitent une opposition importante parmi les citoyens et les élus du territoire.
“Jamais ces dernières décennies un projet industriel n’avait été aussi fortement contesté sur le bassin de Lacq, un territoire pourtant très habitué aux sites industriels d’envergure et sensible aux promesses de reconversion face à la fin programmée des activités liées à l’extraction de gaz”, précise le CADE.
Plus de 1 000 personnes s’étaient rassemblées samedi 10 octobre devant la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, à Pau à l’appel du collectif Forêts Vivantes Pyrénées, qui regroupe 78 organisations. Objectif : interpeller l’État et défendre les ressources du territoire, en particulier l’eau, contre les projets NACRE et E-CHO.
« En tant qu’élu et en tant que citoyen engagé, je suis un farouche opposant à ce projet », s’insurge Louis Benoit-Gracia, maire de la commune de St-Goin et vice-président de la Communauté de communes du Haut-Béarn. « Nous avons un territoire riche en ressources, avec de belles forêts, de belles sources et on est en train de l’esquinter ».
Louis Benoit-Gracia, maire de la commune de St-Goin et vice-président de la Communauté de communes du Haut-Béarn
À ce jour, 202 communes, soit 37 % de celles du département des Pyrénées-Atlantiques, ont déjà voté des motions contre ces projets. « D’autres sont en train d’y…
Auteur: Eloi Boye
