2025 : l’heure du bilan
Une vague de dérégulation qui ravage tout sur son passage
L’année 2025 a démarré avec le terrible constat que l’année 2024 avait marqué pour la première fois depuis la COP21 le dépassement du seuil de +1,5 °C de réchauffement global. Pourtant, cela n’a visiblement pas suffi à calmer les appétits voraces des intérêts privés de grandes entreprises, défendus par des lobbies à l’influence grandissante dans les instances européennes. Résultat : comme nous l’avons décrypté dans un article, 2025 a été ponctuée d’attaques offensives à l’encontre des droits sociaux et environnementaux. Sous prétexte d’une volonté de « simplification de la vie économique », ce sont plusieurs piliers du droit de l’environnement qui sont détricotés de toutes parts, dans des discussions qui se tiennent à huis clos. Une tendance qui ne semble pas aller dans le bon sens à l’approche de 2026, compte tenu des récentes annonces sur l’affaiblissement du devoir de vigilance européen.
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Cette vague de dérégulation ne concerne pas que les institutions européennes. Elle est aussi visible en France et fait déjà des ravages partout sur le territoire. Depuis l’été 2024, l’instabilité politique et la succession des différents gouvernements ont relégué nos combats ont second plan dans le paysage médiatique. Pire encore, les luttes écologistes ont été, à maintes reprises, visées par une répression sans bornes. Vidéos accablantes de gendarmes lors des manifestations anti-bassines à Sainte-Soline, menaces de mort proférées à l’encontre des écologistes par le nouveau président de la Coordination rurale… Cette montée en puissance exponentielle de la répression des mouvements écologistes et sociaux s’est illustrée très concrètement dans le cadre de luttes locales contre des grands projets inutiles et imposés, la…
Auteur: Julia Orain

