En 2026, la catastrophe démarre dès le début de l’été. Feux, sécheresse, hécatombe animale, crise agricole, on fait le point.
Feu et cendre
Chaque année, la saison des incendies de forêts démarre plus tôt que la précédente. En 2026, alors que l’Europe de l’ouest a déjà subi deux canicules, de grands feux ravagent déjà l’Espagne et le sud de la France. Dans la ville de Tolède, située au sud de Madrid, de violents incendies font rage depuis trois jours. Ce dimanche 5 juillet, les pompiers luttent encore contre des départs de feu. Plusieurs villages et des centaines de personnes ont été évacuées près de cette ville. Une habitante a été sauvée de justesse car les flammes avaient atteint sa maison.
Dans le sud de la France, 27 départs de feu ont été recensés dans les Bouches du Rhône, et les flammes consument la végétation à 20 kilomètres de Marseille. Là aussi, des centaines d’habitant·es ont dû être évacué·es en urgence. Dans l’Aude, 1000 hectares ont été réduits en cendres, tandis que des centaines de pompiers sont déployés depuis jeudi. L’extrême sécheresse du sol et de la végétation facilite la propagation d’incendies, attisés par les vents chauds.
Crise agricole
Pendant que le débat médiatique se focalise sur les climatiseurs, l’agriculture subit une crise majeure, peut-être inédite. Alors que le début de l’été est un moment d’abondance précédant les moissons, les champs sont déjà desséchés, et les cultures sont en train de mourir. On recense déjà 30% de pertes pour le maïs, une culture gourmande en eau. Le reste de la production est également frappée par les températures extrêmes : la récolte de légumes frais pourrait baisser de 15 à 20%. Le ministère de l’agriculture chiffre à 50% de pertes de jeunes carottes dans les Hauts-de-France, jusqu’à 60% pour certaines cultures de houblon et de 20% dans l’arboriculture.
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Auteur: B

