2026 : un scrutin crucial pour les quartiers populaires

Le scrutin est dans toutes les têtes. Certes, l’échéance semble lointaine. Mars 2026, encore seize mois. D’ici là, Emmanuel Macron aura peut-être sorti une nouvelle dissolution de son chapeau élyséen. La dernière, brandie en juin 2024 après la défaite de son parti aux européennes, a failli placer Jordan Bardella à Matignon. Le président du Rassemblement national a loupé la dernière marche. Un échec permis grâce à la mobilisation inédite des habitants des quartiers populaires. La résistance des premiers concernés. Mais cette puissante opposition sous la bannière du Nouveau Front populaire n’était pas un chèque en blanc.


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C’était, en quelque sorte, un dernier avertissement. Une ultime alerte en vue de la prochaine échéance électorale : les municipales. « Le barrage existe grâce à nous, les habitants des quartiers. Aujourd’hui, le pouvoir est entre nos mains. La gauche en a conscience. Quand on est mobilisés, on peut renverser les choses », estime la militante antiraciste Assa Traoré. Liste citoyenne, alliance avec La France insoumise, union de la gauche : les scénarios sont nombreux et se dessinent patiemment. Mais, dans cette prochaine aventure électorale, les quartiers comptent bien jouer le rôle principal.

Ambition

Cette ambition se mesurait dès le 13 juillet dans une tribune signée par 130 militant·es et artistes, publiée dans Politis : « L’enjeu des élections municipales se dessine bientôt au cœur des échanges, il ne faudrait pas, une fois de plus, manquer ce rendez-vous. Continuer à encore considérer les quartiers comme de simples réservoirs de voix et leurs habitant·es comme des…

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Auteur: Hugo Boursier

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