Contexte
Depuis 1986, la Kanaky figure sur la liste des territoires non-autonomes à décoloniser de l’ONU. Après un 3e référendum imposé en 2021 par l’État français, qui a eu lieu lors d’une période de Covid et de deuil difficile pour le peuple kanak, et dont les conditions ne sont pas reconnues par l’ONU et le FLNKS (Front de Libération Nationale Kanak et Socialiste), le pouvoir français intensifie ses efforts contre l’indépendance.
Après la tentative de dégel du corps électoral en 2024, la répression féroce de la mobilisation du peuple Kanak a engendré une catastrophe économique et sociale. Macron et l’État français essaient aujourd’hui un nouveau passage en force visant la sortie de l’Accord de Nouméa pour tenter de stopper le processus de décolonisation et l’indépendance.
Le nouveau point de friction, l’accord de Bougival :
Le projet d’accord de Bougival, signé en juillet 2025, prévoit un État de Kanaky – Nouvelle Calédonie dans la République française (donc l’annexion du territoire). Cet accord a été précipitamment imposé par le gouvernement français, qui a délibérément fait croire à un accord du FLNKS, alors que celui-ci n’avait consenti qu’à ouvrir des discussions, non à valider un texte qu’il rejette aujourd’hui fermement.
Cette manœuvre coloniale se traduit par la tentative de constitutionnaliser ce projet d’accord via un projet de loi. Celui-ci a déjà été adopté au sénat le 24 février 2026, et il sera discuté et voté à l’Assemblée Nationale fin mars 2026.
Le Collectif Solidarité Kanaky et la CMPK (Cellule de Mobilisation Paris pour Kanaky) appellent donc à une manifestation nationale à Paris, ce 21 mars 2026, à l’occasion de la journée internationale contre les discriminations raciales et l’ouverture de la semaine anticoloniale et antiraciste, en solidarité avec le mouvement indépendantiste mobilisé pour un rejet total de ce texte dénoncé par le…
Auteur: Collectif

