Interpellé sur les candidats problématiques du Rassemblement National lors des législatives 2024, Jordan Bardella répondait qu’il pouvoir y avoir sur 600 candidats “deux ou trois brebis galeuses”. Au final, il y en avait au moins 106 selon Mediapart.
Pour les Municipales 2026, Bon Pote a réitéré l’exercice. Au 9 mars, soit moins d’une semaine avant le 1er tour des Municipales, nous avons listé 229 brebis galeuses, dont 60% proviennent du Rassemblement National. En ajoutant les autres listes officiellement d’extrême droite, nous arrivons à 74% du total, et plus de 80% du total si nous prenons en compte les candidats “divers droite” soutenus par le RN. Ce ne sont donc pas quelques brebis galeuses, mais un troupeau.
Définissons tout d’abord le cadre de notre enquête et ce qu’on appelle une brebis galeuse.
Une brebis galeuse est un candidat ou colistier qui a tenu des propos racistes, antisémites, sexistes, homophobes, des faits de Violences Sexistes ou Sexuelles (VSS) ou encore de fraudes. Les faits pris en compte vont du simple message sur les réseaux sociaux, jusqu’à la mise en examen, voire une condamnation dans certains cas.
NB : l’utilisation du mot “brebis galeuse” pourrait porter à confusion et servir le RN, l’expression ayant été popularisée par Jordan Bardella. C’est également problématique d’un point de vue antispéciste. Si les lectrices et lecteurs de Bon Pote ont suggestion pour un meilleur nom à l’avenir, n’hésitez pas à l’écrire en commentaire.
Comment avons-nous trouvé 229 brebis galeuses ?
Nous attendions avec impatience la liste des candidats pour les mettre à jour dans notre outil Villes Futures et lancer l’enquête. Et dès le 1er mars, Libération sortait une première liste avec 69 brebis galeuses identifiées dans des listes “RN” ou “Union à l’extrême…
Auteur: Thomas Wagner

