Le juge des référés du tribunal administratif de Montpellier a rejeté vendredi soir le recours contre l’interdiction de la manifestation déclarée par FO ESR pour ce samedi 24 octobre. Les requérants ont saisi le Conseil d’État, qui pourrait se prononcer avant 14 h, l’heure prévue du départ
La manifestation montpelliéraine du 24 octobre reste interdite, pour l’instant. Par une ordonnance rendue vendredi 23 octobre, la juge des référés du tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête du syndicat FO ESR (Force ouvrière enseignement supérieur et recherche), de la Ligue des droits de l’homme, de Solidaires 34, de l’association AD HOC et de la Libre Pensée. Ils demandaient la suspension de l’arrêté préfectoral du 22 octobre qui interdit le cortège prévu samedi. Celui-ci devait partir du Peyrou à 14 h, emprunter le boulevard du Jeu-de-Paume, la rue du Faubourg-de-la-Saunerie, l’avenue Georges-Clemenceau et l’avenue de Toulouse, pour finir place Flandres-Dunkerque, au rond-point du Grand M.
Les requérants ont aussitôt porté l’affaire devant le Conseil d’État. Selon la LDH, un dossier est ouvert et un rapporteur désigné. La plus haute juridiction administrative pourrait statuer avant 14 h. FO ESR, Solidaires 34, la Libre Pensée et AD HOC disent en attendre « une audience et le maintien de la liberté de manifestation ». La LDH dénonce, plus largement, des tribunaux de première instance qui valident partout en France des interdictions de manifester.
« Le même déclarant », un motif contesté
Pour interdire le cortège, la préfète avançait un argument précis : la déclaration « émane du même déclarant que celle du 17 octobre », dont la sécurisation n’aurait pas été assurée par son organisateur. Les requêtes déposées contre l’arrêté y voyaient une erreur de fait. La manifestation du 17 avait été déclarée par quatre personnes, à titre individuel. Celle du 24…
Auteur: Elian Barascud
