Un membre de la milice fasciste posant fièrement avec un écusson des CRS, devant les forces de l’ordre, après leur avoir livré un manifestant, le 24 octobre 2026 à Montpellier
Le 23 octobre, Le Poing révélait la préparation d’une milice à Montpellier, pour réprimer les manifestants, au nom de « l’entraide » avec les commerçants. Midi Libre parlait alors d’une « mobilisation citoyenne pacifique ». Le 24 octobre, la milice a frappé au sol des contestataires, aux côtés des forces de l’ordre, qui ont protégé les militants d’extrême-droite. Un jeune capturé par la milice puis livré à la police a même été condamné par la justice. Malgré les vidéos accablantes, le ministre de l’Intérieur dément tout lien avec la milice, et la préfète de l’Hérault jure que toute la lumière sera faite sur les évènements, comme si une grande enquête était nécessaire. En réalité, les miliciens sont parfaitement identifiés, la preuve dans cet article.
L’insoumise Mathilde Panot a recensé, preuve à l’appui, pas moins de 14 villes dans lesquelles des militants d’extrême-droite ont joué aux supplétifs de la police lors de la mobilisation du 24 octobre. Le procédé est toujours le même : les fascistes frappent des manifestants au sol devant les policiers, qui n’interviennent que pour matraquer et interpeller celles et ceux qui se défendent. Le cas de Montpellier a particulièrement fait grand bruit, tant les vidéos sont sans équivoque. Le Poing en publie une autre, où l’on voit distinctement un membre de la milice livrer un manifestant à la police :
Police, justice, médias, autorités : tous complices des fascistes ?
Le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, a réclamé que « la justice enquête et interpelle les auteurs » et le procureur de la République a été saisi pour « des suites judiciaires éventuelles ». La justice semble pourtant bien…
Auteur: Jules Panetier
