L’African Growth and Opportunity Act (Agoa) est une loi commerciale historique promulguée par les États-Unis en 2000. Son objectif est de promouvoir la croissance économique, le développement et la réduction de la pauvreté en Afrique subsaharienne en offrant aux pays éligibles un accès en franchise de droits au marché américain pour plus de 6 500 produits. En éliminant les droits de douane et les quotas d’importation, l’Agoa vise à stimuler le commerce, à attirer les investissements étrangers et à favoriser l’intégration économique entre les États-Unis et les pays africains.
L’Agoa a de fait permis de stimuler les exportations des pays africains éligibles vers les États-Unis. Pour être admissible, la marchandise à exporter doit être localement produite à 100 % par le pays couvert par l’Agoa. Entre 2001 et 2021, la valeur annuelle des importations américaines en provenance des pays éligibles à l’Agoa a presque triplé, passant de 8,15 milliards de dollars à 21,8 milliards de dollars. Les préférences commerciales ont particulièrement bénéficié à des secteurs tels que l’habillement, le textile, l’agriculture et l’industrie légère. Toutefois, l’impact de l’Agoa a été inégal dans la région. Certains pays ont utilisé les opportunités de manière plus efficace que d’autres.
À l’approche du 25e anniversaire de l’Agoa l’année prochaine, les décideurs politiques envisagent de le prolonger de 16 ans. J’ai récemment effectué une revue complète des articles scientifiques et des rapports politiques qui analysent l’impact de l’Agoa sur les performances économiques de l’Afrique subsaharienne. Voici les quatre principales observations que j’en retire.
1. Certains pays en ont bénéficié plus que d’autres
Les bénéfices de l’Agoa ne peuvent pas être mesurés par un seul indicateur. Ils se traduisent en différents termes pour différents pays. Mais les recherches disponibles indiquent que les pays qui ont le plus…
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Auteur: Bedassa Tadesse, Professor of Economics, University of Minnesota Duluth

