Évangile (Lc 18, 1-8)
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager : « Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes. Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : “Rends-moi justice contre mon adversaire.” Longtemps il refusa ; puis il se dit : “Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne, comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.” » Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice ! Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ? Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »
Autres lectures : Ex 17, 8-13 ; Ps 120 (121) ; 2 Tm 3, 14–4, 2
Comprendre
« Les bras levés »
La première lecture, tirée du Livre de l’Exode, raconte un combat entre le peuple d’Israël et les Amalécites. Les armées s’affrontent dans une vallée, pendant que Moïse est perché tout en haut de la colline, entouré d’Aaron et de Hour. Le texte rapporte une curieuse corrélation entre le fait pour Moïse de lever les mains et le fait pour le peuple d’Israël de l’emporter : si Moïse lève les mains, le peuple gagne ; s’il les baisse, il perd. À tel point qu’il faut aller placer une pierre dans le dos de Moïse, ainsi que des bâtons sous ses bras, pour éviter qu’il les baisse, cédant à une fatigue que nous imaginons aisément. On pourrait proposer au lecteur, en guise d’exercice pratique, d’essayer de reproduire ce que Moïse a fait, c’est-à-dire de rester debout les mains levées, et de chronométrer le temps pendant lequel il peut se maintenir dans cette position…
Auteur:
