30 000 fermes françaises pourraient ne pas passer l'hiver et l'Etat ne fait rien

En résumé :

  • Jusqu’à 35 000 exploitations agricoles risquent de mettre la clé sous la porte cet hiver, au terme d’un été caniculaire et d’une sécheresse toujours marquée sur toute la France hexagonale.
  • L’État a lancé le plan Casi (Climat, adaptation, sécheresse, incendies) d’un milliard d’euros le 4 septembre.
  • Sur ce milliard, plus de la moitié (520 millions d’euros) relèvent d’une assurance climatique (l’ISN, indemnité solidarité nationale). Or, seules 18 % des fermes françaises sont couvertes par un contrat d’assurance récolte privé (68 000 agriculteurices sur 350 000). Les autres ne touchent quasiment rien.
  • Une enveloppe de 300 millions d’euros est dédiée au dégrèvement de TFNB (taxe sur le foncier non bâti). Mais cet argent tombe dans la poche des propriétaires fonciers, sans garantie qu’ils le reversent aux fermiers locataires.
  • L’autre volet du plan Casi est un « fonds de réarmement agricole » de 235 millions d’euros (deux millions d’euros en moyenne par département). Les préfets ont eu toute la latitude pour dispatcher les budgets avec des critères variables, établis dans l’opacité.
  • Des fermes en maraîchage diversifié ou en situation de redressement sont exclues. « On sait que le fonds n’est pas suffisant. On assiste à une accélération du plan social. Les autorités utilisent une situation exceptionnelle pour faire le tri », dénonce Solidarité Paysans.

« Il y a peut-être 20 000 à 30 000 exploitations agricoles dans le pays – c’est colossal – qui se posent la question de savoir si elles ont « encore un avenir l’année prochaine ». » Voici ce qu’a confié, en début de semaine, une source de l’exécutif gouvernemental à l’Agence France Presse.

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Fin août, déjà, le…

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Auteur: Sophie Chapelle