Depuis le 22 mars, le drapeau rouge flotte sur la mairie de la Guillotière. Si la deuxième Commune de Lyon ne tiendra pas plus de 3 jours, le quartier de la Guillotière, lui, est toujours sous le contrôle du Comité révolutionnaire et de la Garde Nationale durant tout le mois d’avril.
Depuis le 22 mars, le drapeau rouge flotte sur la mairie de la Guillotière. Jour où le Comité de salut public de Lyon et le Comité révolutionnaire de la Guillotière avaient pris les armes en soutien à la Commune de Paris. La Deuxième Commune de Lyon ne tiendra pourtant pas 3 jours. Inquiet du manque de soutien de la population et de l’arrivée d’un régiment à Perrache, les insurgés abandonnent l’Hôtel de Ville et les canons de la place des Terreaux.
Si Lyon est reprise sans effusion de sang, le quartier de la Guillotière est toujours sous le contrôle du Comité révolutionnaire et de la Garde Nationale durant tout le mois d’avril.
Fin avril, de toutes les insurrections communalistes, la Guillotière est la dernière encore active avec celle de Paris.
Les subjectivités révolutionnaires présentes dans le quartier sont hétérogènes. On trouve des métallurgistes des ouvrières ovalistes, des croix-roussiens en planque, des habitants de la Guillotière, des républicains radicaux, des insurrection-nalistes blanquistes, des anciens Voraces, des membres de la Première Internationale et des anarchistes suisses. Mais la Guillotière est loin de l’ambition de la Commune de Paris. Les révolutionnaires ne contrôlent pas totalement le quartier et leur légitimité n’est que partielle.
Afin d’isoler les révolutionnaires parisiens, le gouvernement d’Adolphe Thiers organise des élections municipales. La logique est de saper la légitimité des comités populaires, qui ont fleuri en France, aux profits des institutions de la Troisième République. Des maires élus, qu’importe leur bord politique, seront plus facilement…
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