31 octobre à Montpellier : après les milices, le RAID face à la jeunesse

Ce samedi 31 octobre, entre 15 000 et 20 000 personnes ont manifesté à Montpellier contre la vie chère et en soutien au mouvement lycéen, malgré l’interdiction prise par la préfète de l’Hérault. (DR)

Ce samedi 31 octobre, entre 15 000 et 20 000 personnes ont manifesté à Montpellier contre la vie chère et en soutien au mouvement lycéen, malgré l’interdiction prise par la préfète de l’Hérault. Au-dessus du cortège, un hélicoptère de la gendarmerie. Devant la préfecture, les blindés du RAID

Troisième samedi de mobilisation « gilets jaunes x Gen Z », et troisième fois que Montpellier passe outre une interdiction préfectorale. La méthode commence à être rodée. Les syndicats FO de l’enseignement (FO ESR, SNFOLC et FNEC FO) avaient déclaré un parcours, l’avaient négocié avec la préfecture et l’avaient obtenu. Vendredi 30 octobre, la préfète Chantal Mauchet l’a interdit quand même.

Saisi en urgence, le tribunal administratif a validé l’interdiction ce samedi matin, quelques heures avant le départ prévu, rapportent nos confrères d’Hérault Tribune. À l’audience, l’avocate des syndicats, Tamaris Fürstenheim, a décrit un basculement « d’un régime de déclaration à un régime d’autorisation ». Elle a relevé que l’État n’avait produit aucun chiffre montrant un manque d’effectifs policiers, et que la préfète réclamait la liste nominative des cent personnes du service d’ordre syndical, ce que la loi n’exige pas. Le représentant de la préfète a invoqué l’ampleur des cortèges des 17 et 24 octobre, une cinquantaine de commerces dégradés en deux semaines, et un besoin de 300 à 400 policiers pour encadrer le seul parcours FO. De leur côté, Solidaires 34 et la FSU avaient retiré leur déclaration après le refus de tous les tracés proposés, la préfecture tenant à éloigner le cortège du centre-ville.

Départ devant une fac…

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Auteur: Elian Barascud