Comme partout en France, Nantes était sous cloche policière : périmètre inédit d’interdiction de manifester et de se masquer le soir d’Halloween dans l’espace public, des milliers de flics accompagnés de blindés et canons à eau. Un dispositif ahurissant. Retour sur cette folle journée.
- Près de 20.000 personnes sont à nouveau descendues dans les rues, plurielles, vaillantes, en colère et lumineuses. Un niveau toujours aussi élevé, semaine après semaine.
- Les organisations et partis de gauche ont appelé, sans concertation, à 14h sur l’île de Nantes pour obéir aux demandes du préfet. Ce qui a précipité des milliers de personnes dans une double nasse : encerclées par la Loire et les forces de l’ordre. Tous les ponts étaient bloqués par des CRS et gendarmes qui empêchaient de rejoindre les autres rendez-vous. Une cogestion du maintien de l’ordre, qui n’a même pas empêché ce cortège d’être chargé et gazé.
- Des nantais·es d’une témérité et d’un courage extraordinaire ont fini par s’agréger dans le centre-ville vers 17h. Une manifestation attaquée immédiatement par des agents surarmés dans un déluge de lacrymogène, et coupée en deux. Des tentatives de nasse et d’arrestations entre le cour Saint-Pierre et la Place Foch dès le départ.
- D’autres cortèges sauvages ont atteint les rues commerçantes du Bouffay, ses bars et ses restaurants, tandis que certains ont défilé jusqu’à l’opéra de Graslin. Des déguisements en nombre pour Halloween, de la musique et des fanfares. La répression a perdu, le périmètre interdit repris, comme lors des actes précédents.
- Des affrontement rue de Strasbourg, des feux d’artifices qui illuminent la nuit face aux grenades explosives.
- Une fête et des danses ont eu lieu miroir d’eau dans un nuage urticant et des barricades ont éclairé les rues tout au long de la nuit. Des policiers ont chassé les manifestant·es…
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Auteur: B
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