Selon Paul Elek, la rousselisation du PCF s’est achevée lors du 39e congrès et ce n’est une bonne nouvelle ni pour la gauche, ni pour la classe travailleuse, ni pour le PCF lui-même. Loin d’un renouveau et de la réaffirmation d’une « ambition communiste » qui remettraient le parti au centre du jeu politique, ce congrès a entériné à la fois un repli sectaire et une grande confusion – voire des régressions notables – sur une série de questions.
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Du 7 au 10 avril, le Parti Communiste Français a choisi Marseille pour tenir son 39ème congrès, un symbole en miroir du 1er congrès de l’organisation en décembre 1921. Conforté par le score obtenu (81,92%) par son texte lors de la première phase du processus de congrès tenue en janvier 2023, Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF, s’avançait vers une réélection sans risque. Si son arrivée à la direction du parti centenaire, en 2018, avait été le résultat d’alliances hétérogènes de secteurs du parti, qualifiée par certains de « mariage de la carpe et du lapin »[1], le congrès de 2023 a été l’occasion d’une opération d’homogénéisation de la ligne politique du parti et un moyen d’enterrer les lignes de fracture qui parcouraient la galaxie communiste sur de nombreux sujets programmatiques ou stratégiques.
S’il ne fallait alors retenir qu’une chose du 39ème congrès, on pourrait le résumer ainsi : la « rousselisation » du parti s’est achevée. L’orientation de l’organisation communiste a été mise en cohérence avec les prises de positions de Fabien Roussel qui pouvaient encore passer pour des saillies personnelles, des signaux envoyés à certains secteurs du parti, ou enfin comme une renégociation du mandat des communistes au 38ème congrès. Le soutien massif des communistes a confirmé la stratégie d’une renaissance autonome du parti. Mais le PCF est-il vraiment de retour, comme le claironne sa direction…
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Auteur: redaction

